Devenir végétarien(ne) : pourquoi, quand, comment ?

Devenir végétarien(ne) : pourquoi, quand, comment ?J’ai été élevée, comme beaucoup, dans un cadre alimentaire sain, varié et sans abus de gras, de sucré etc… Je ne me suis pas vraiment interrogée après avoir quitté la maison familiale, j’avais des fondements, des bases suffisantes pour me nourrir correctement.

Par la suite, constater les scandales alimentaires (vache folle, élevages de poissons nourris avec des farines…), apprendre qu’on avale des tonnes de médicaments en mangeant de la viande et avoir une belle-soeur se nourrissant exclusivement de nourriture bio et végétarienne à l’époque des années 2000, m’ont permis de commencer à ouvrir les yeux (j’avoue d’ailleurs qu’à l’époque, je ne comprenais pas bien, en dehors du goût, pourquoi « se priver » de viande ou de poisson…).

Quand ?
Plusieurs années ont passé, j’ai 36 ans, j’ai renoué avec une amie, fille d’éleveurs, qui a décide de se tourner vers le végétarisme. Je ne vous dis pas à quel point ce changement peut être très mal perçu : imaginez-vous, arriver chez vos parents pour le repas familial du dimanche et avoir le sentiment qu’on vous regarde comme si vous vous étiez transformée en extraterrestre ! L’incompréhension, voire le rejet ou la crise de nerf, du type sketch de Muriel Robin dans lequel sa fille lui annonce qu’elle va se marier, avec un noir et au bled ! peut survenir. Se déclarer végétarien peut être synonyme de trahison, renier sa filiation, son enfance et j’en passe.

Et en France, notre gastronomie, notre « mode de vie à la française » inclut fatalement de la viande, du poisson et des crustacés dans les plats typiquement français. Les légumes, les céréales, les légumineuses, les fruits, tout ce qui est végétal est considéré comme de l’accompagnement mais pas « l’essentiel » d’un plat du quotidien, du samedi soir, du dimanche midi, du vendredi soir ou même d’un plat gastronomique !

Pourquoi ?
Pour autant, j’ai réellement commencé à m’interroger sur mon régime alimentaire : le constat était clair, je ne mangeais presque plus de viande rouge parce que difficile à digérer, parce que je n’avais pas envie d’en manger et je n’avais pas le sentiment de frustrer personne à la maison… J’en mangeais encore chez beau-papa et belle-maman deux à trois fois par an et ça me suffisait amplement…J’ai fini par confronter mon régime alimentaire à une grille de lecture différente, envisager de me nourrir, non pas en retirant des aliments, en me privant, mais plutôt découvrir des terroirs, explorer des produits inconnus et m’ouvrir un champs des possibles dans lequel je trouvais des réponses sur le plan nutritionnel (m’assurer que je me remplissais le ventre avec ce qu’il faut) et faire de nouvelles découvertes gustatives. So, what’s the fuck ??

Je me suis également confrontée à l’abattage industriel des animaux dont nous nous nourrissons, à leurs conditions d’élevage, à la souffrance que nous leur causons et aux dégâts environnementaux sévères que nous provoquons.

Alors, soit on décide de pleurnicher 10 secondes devant une vidéo de L.214 et on se sert une entrecôte bien grillée une heure après (l’émotion sélective et inutile en résumé), soit on regarde ces vidéos de A à Z, de bout en bout et après avoir pleuré sur notre inhumanité, on se décide à regarder une réalité bien dérangeante qui relève de l’escroquerie organisée, voire mafieuse (avec l’aval des services vétérinaires de l’Etat, le témoignage d’ex-inspecteurs le confirme…). Pour ma part, je considère que ça ressemble à l’organisation industrielle des camps d’extermination inventée par ces tarés de nazis… et qui permet à des employés d’abattoirs de devenir des tueurs en série pratiquement légaux… (je ne méprise pas la plupart des employés d’abattoirs, ils ou elles effectuent un travail difficile et répétitif mais leurs conditions de travail, leur métier en soi, ne permet pas d’éviter de croiser des « assassins en puissance » qui sont si heureux de faire souffrir et de tuer).

Après tout ça, un peu d’humour ne fait pas de mal, extrait du film « Des nouvelles de la planète Mars » :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19560796&cfilm=236711.html

Suite la semaine prochaine du « pourquoi, quand et comment » et vendredi, je vous propose la recette de la tarte mixte du dimanche… Je vous expliquerai ! D’ici là, portez-vous bien !

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Deblangy dit :

    Et le poisson ? Pourquoi ? Et les crustacés ? Ils sont aussi martyrisé ?…

    Aimé par 1 personne

    1. cecfood128 dit :

      En effet, le poisson d’élevage (type saumon) pour lequel on retrouve massivement des antibiotiques, des pesticides, des farines animales et des pollutions au mercure etc… et atteint de poux, doit « subir » pas mal ! Après, au goût, on le sent pas forcément… La pêche industrielle où ils ratissent tellement large, que des dauphins, des requins, des baleines, se retrouvent dans les filets, doivent avoir le temps de se voir mourrir et souffrir (avec le cerveaux qu’ils possèdent, la sensibilité au mal doit être bien présente…).
      http://www.francetvinfo.fr/sante/video-envoye-special-poissons-d-elevage-un-business-en-eaux-troubles_452510.html

      Le pangasius, poisson pas cher, (poisson élevé en Asie, Vietman) : quand on voit ce qu’il avale, ça donne pas envie de le manger après…
      http://www.madamenature.be/themes/eco-consommation/pangasius-toxique-info-ou-intox

      J'aime

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